Extrait :
[…] Ses copines d’infortune, ce sont des femmes qui viennent gesticuler pour se libérer de l’embonpoint qui leur pourrit l’existence. Elles croient qu’elles seront plus heureuses si elles modifient leur corpulence. Elles espèrent secrètement retrouver leur pouvoir de séduction. Les hommes ne les voient plus, elles, les vieilles, les boomeuses, celles qui ont porté et supporté deux ou trois gosses, qui ont plus d’un demi-siècle et ont perdu les privilèges qu’offrent les corps fermes et filiformes des bonnes meufs qu’elles ne sont plus. Hélène se dit que c’est injuste. Hélène se dit qu’elle regrette le bon vieux temps. Hélène se dit que regretter le bon vieux temps prouve bien qu’elle est une vieille. Hélène se dit que c’est terriblement triste de vieillir et de se sentir seule et périmée. […]

Il m’arrive parfois de bien sympathiques surprises, comme ce « conte en vers », plein de fantaisie. « Il était une fois dans une jolie chaumière,Une petite fille qui était en colère. » De dépit, la voilà qui part loin de chez elle, mais sa colère ne passe pas si vite… La raison profonde ? « je n’veux pas qu’on m’appelle » répond-elle à qui lui demande