Tout d’abord le personnage principal, Aimée, est très touchant. Nous assistons à l’entrée à l’école d’une petite fille, se situant sur le spectre de l’autisme. Nous faisons face avec elle, à ses difficultés a l’école et à ses stratégies pour y faire face. Les handicaps psychiques, qui ne sont pas toujours visibles, sont encore très flou et stigmatiser par la majorité d’entre nous. Ce roman nous expose certains signes du trouble de l’autisme, mais également les réflexions d’une petite fille qui en est atteinte. L’autrice nous offre les pensées d’Aimé lorsqu’elle est entouré de gens et qu’elle ne sait ni quoi faire ni quoi dire. Son désarrois est prenant, nous avons envie d’aider et d’accompagner cette petite dans son épanouissement.
J’ai trouver la dimension musicale très intéressante. Tout cela démontre que l’autisme permet de percevoir des choses parfois tellement commune, telle que la musique, comme quelque de chose de différent. Aimé n’entend pas la musique, elle la voit, ce qui la rend encore plus belle.
De plus, l’autre démontre l’emprise qu’une mère peut avoir sur son enfant. Vouloir lui faire réaliser ses plus grand rêves et ses envies, pour que les gens qui les entourent les complimentent. La maman de la jeune fille est fière, elle admire sa fille, jusqu’à ce qu’elle ne fasse plus ce qu’elle désire. Son image est remise en question par les professeurs et les autres mères d’enfants, ce qui ne plaît pas du tout à cette mère en quête de reconnaissance. Cette dimension familiale démontre l’impact des traumatismes familiaux sur les nouvelles générations, qui doivent apprendre à voler de leur propre ailes pour ne pas vivre pour leurs parents mais pour leur propre fait.
Enfin, l’histoire d’amour avec le peintre appuie d’avantage sur la volonté de l’autrice à inclure l’art dans son roman. Cette relation plus que douteuse dénonce les violences que subissent certaines femmes. Être manipulée , humiliée et trahi par un homme qu’elles pensaient aimée est une des choses les plus douloureuse psychologiquement parlant, qu’une jeune femme puisse connaître. Il s’agit d’un acte de cruauté dont nous ne parlons pas souvent mais qui touche énormément d’entre nous.
Je vous recommande fortement cette lecture pour son côté très poétique; pour les dénonciations qu’il expose et pour l’enseignement sur l’autisme et l’emprise dans une relation de couple que l’autrice décortique parfaitement.
Baspaloma